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Funérailles

Le décès d’un proche et la célébration liturgique

Chers amis,

Nous partageons votre peine, à l’occasion du départ d’un de vos proches. En vue de célébrer cet événement dans la foi, nous avons une importante étape à vivre ensemble, soit d’accompagner une personne aimée vers son dernier repos. Mon rôle auprès de vous est de vous soutenir et vous éclairer au fur et à mesure dans ce passage à vivre. Il me semble donc souhaitable, en cette occasion, de vous donner quelques précisions et informations utiles :

Le sens des funérailles chrétiennes :

Célébrer des funérailles chrétiennes, c’est d’abord et avant tout célébrer notre espérance en la vie éternelle, dont la résurrection du Christ est pour nous le gage et la promesse (1 Corinthiens 15, 20). C’est aussi ouvrir notre cœur à une Parole qui vient du Dieu vivant, et qui donne sens à notre vie, à nos souffrances et à notre mort.

Des conséquences pour la célébration :

Tous sont égaux devant Dieu, dans la vie comme dans la mort. Voilà pourquoi la célébration des funérailles chrétiennes ne peut se limiter à un simple éloge funèbre. Si elle évoque la vie de la personne qui nous a quittés, c’est pour mieux découvrir la grandeur de l’amour de notre Père, qui veut lui accorder, par-delà la mort, la Vie en plénitude promise au jour de son baptême. La célébration se caractérise habituellement par une grande sobriété, mais remplie d’une Présence toute réconfortante.

Pour vous accompagner dans cet événement :

Le départ d’une personne aimée vient inévitablement toucher notre fragilité. Nous sentons alors le besoin d’être aidés, entourés, soutenus. Votre communauté paroissiale vous propose donc quelques services, en vue de vous aider à vivre ce passage dans la paix et la sérénité :

  • La présidence de la célébration
    • La détermination du type de célébration
    • Célébration de la Parole
  • Célébration eucharistique
  • Le déroulement de la célébration
  • La détermination des intervenants au cours de la célébration
  • Les temps de prière au salon funéraire
  • Le chant et la musique, lors de la célébration des funérailles
  • Des informations concernant le processus du deuil
  • Une éventuelle rencontre fraternelle après la célébration
  • Une célébration anniversaire ou commémorative, un an après les funérailles
  • La célébration des fidèles défunts (2 novembre)
 
Quelques informations utiles concernant les frais :
  • Messe des funérailles à l’église : 400,00 $
  • Célébration de la Parole à l’église : 400,00 $
  • Célébration de la Parole au salon funéraire : 150,00 $
  • Chorale et musique : 100,00 $
  • Messe anniversaire ou commémorative : 30,00 $
  • Salle au sous-sol de l’église : 60,00 $
  • Cimetière (vous adresser à la Corporation des cimetières…)
  • Columbarium (vous adresser à la Maison funéraire…)

Il importe aussi de vivre chaque étape, au fur et à mesure, en n’oubliant pas que nous sommes vulnérables et qu’il importe souvent de demander conseil, en vue de prendre des décisions éclairées, faisant appel non seulement aux sentiments du moment mais à la raison.

Vous assurant de notre soutien cordial en Jésus-Ressuscité,

Rencontre avec une famille au moment d’un décès

Témoignage dans le cadre de funérailles chrétiennes

Il est devenu courant que des membres des familles des défunts prennent la parole lors de célébrations de funérailles chrétiennes. Ce type d’intervention suppose une bonne préparation, l’écoute et la consultation des membres de la famille et, de préférence, le recours à un texte écrit. Mais ce type d’intervention, dans le cadre d’une célébration de funérailles, suppose également que l’on tienne compte de certaines règles liturgiques. Voici donc quelques précisions que nous vous invitons à considérer, dans la préparation d’une intervention de ce genre.

Caractère central de l’homélie

Lors d’une célébration liturgique, l’homélie revient au président d’assemblée ou à un ministre ordonné (prêtre ou diacre) désigné par lui. L’homélie est un discours familier qui a pour but d’actualiser la Parole de Dieu. Elle a un caractère central au cours d’une célébration liturgique et ne peut être remplacée comme telle par quelque autre intervention.

À travers le voix du ministre ordonné, c’est Dieu qui parle à son Peuple, pour lui partager une Parole de Vie, un message d’espérance, une relecture chrétienne de l’événement vécu. L’homélie a aussi comme rôle de donner une dimension « verticale » à l’événement pénible que vit la famille de la personne décédée. Elle nous redit que toute la communauté chrétienne est aussi en deuil et a besoin d’entendre ce que Dieu lui dit à travers cette perte.

Hommage, dernier adieu

Il est possible à la famille ou à une personne proche du défunt – de la défunte d’intervenir au cours d’une célébration chrétienne de funérailles. Il est important de se rappeler qu’il ne s’agit pas comme tel d’un « éloge funèbre » comme tel, mais bien plutôt d’un témoignage. Il s’agit en effet davantage de relever, dans la vie de la personne décédée, des éléments qui parlent et font sens pour les personnes qui l’ont connue et qui l’accompagnent vers son dernier repos.

Les funérailles permettent ainsi de célébrer la vie (sans pour autant nier la mort) et l’action de Dieu dans et à travers l’existence de la personne décédée. Selon les circonstances, il est alors possible de s’adresser à Dieu, à la personne décédée ou à l’assemblée, mais en évitant certains pièges : soit « canoniser » la personne, régler des comptes, ou encore verser dans une présentation interminable ou excessivement émotive.

Deux moments possibles

Pour ce genre d’intervention, deux moments apparaissent possibles au cours d’une célébration de funérailles :

  1. Au début de la liturgie de la Parole :
    Si l’intervention met en valeur la vie de la personne, il convient qu’elle ait lieu au début de la liturgie de la Parole. Il s’agit alors davantage d’un récit, qui a souvent la faculté d’évoquer le visage de la personne décédée et éveiller des souvenirs dans la mémoire des personnes dans l’assemblée. Le fait que cette intervention ait lieu au début de la célébration permet au président et à l’assemblée de « porter » le vécu de la personne décédée pendant toute la célébration.
  2.  

  3. Après la communion :
    Le texte préparé peut adopter une approche davantage poétique ou symbolique. À ce moment, il peut être présenté à l’étape du « dernier adieu », soit après la communion ou à la fin de la célébration liturgique. Il peut alors aider la famille endeuillée à mieux « laisser partir » la personne décédée, en donnant un sens à son départ et en ouvrant sur l’espérance de nous retrouver tous auprès du Seigneur, à la fin des temps.
  4.  

Quelques exemples de styles d’interventions

Différentes approches peuvent être empruntées, dans la présentation d’une telle intervention au cours d’une célébration de funérailles. En voici quelques-unes :

  • La présentation du vécu de la personne décédée, sous mode de « flashes historiques » résumant certaines grandes étapes de la vie de la personne. Par exemple : Maman est née à… Après ses études, elle a fait (telle chose)… Elle a connu papa dans telle circonstances… Nous nous souvenons de certains événements qu’elle nous a souvent racontés, et qui ont été importants dans sa vie…
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  • Les « mercis » que nous nous sentons appelés à adresser au Seigneur, parce que toute personne est un Don de Dieu. Par exemple : Aujourd’hui, Seigneur, nous voulons te remercier pour tous les cadeaux que notre frère – notre sœur a reçus de toi… Son baptême, la famille où il – elle a grandi, tels talents que nous lui reconnaissions, tel engagement assumé au cours de sa vie, etc. Après chaque formule, on peut répondre : « Merci, Seigneur » ou « béni sois-tu, Seigneur », sous forme litanique.
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  • Un poème, ou un texte que la personne défunte appréciait : Celui-ci peut être lu ou déclamé à voix lente, avec un fond musical doux.
  • « Confier » la personne décédée au Dieu vivant, avec la famille et tous les groupes et organismes où elle a œuvré. Exemple : Aujourd’hui, Seigneur, nous pleurons le départ de N. et, surtout, nous célébrons ton amour pour lui – elle. Nous nous sentons bien pauvres, face à cette mort qui l’arrache à notre affection… Avec (nommer ici le conjoint - la conjointe, les enfants, les frères et sœurs, les organismes auxquels la personne a consacré du temps), nous venons te le – la confier… Nous savons, dans la foi, que toi seul peux maintenant en prendre soin…
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Il est normal et souhaitable, pour mieux coordonner la célébration et introduire les différents intervenants, que le président d’assemblée ait pu prendre connaissance, au préalable, du texte devant être lu au cours de la célébration, ou au moins de son message. Afin d’éviter les longueurs, ce texte devrait, en principe, tenir dans une page.